Nous vous partageons ce message du compositeur Michel Petrossian :
« Ému d’apprendre que « La Bible En Ses Traditions » (BEST), le grand projet numérique de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (à l’origine de la Bible de Jérusalem), a choisi d’inclure sept pièces de mon cycle « Chanter l’icône » et mon « Concerto pour violoncelle » dans ses notes.
Présidée par Olivier-Thomas Venard, dominicain, normalien et peintre, cette entreprise éditoriale d’une ambition exceptionnelle met à profit les ressources de l’ère numérique pour constituer une immense bibliothèque autour du texte biblique. Chaque verset y est éclairé par son contexte historique, sa réception dans les traditions juives et chrétiennes, ses échos dans l’islam, ainsi que par la fécondité artistique qu’il a suscitée au fil des siècles. Avec un accent nouveau porté sur la création contemporaine, elle reconnaît que les œuvres d’aujourd’hui continuent, elles aussi, d’entrer dans la longue histoire des résonances de l’Écriture.
Commande du Petit Palais et de l’Ensemble Musicatreize, « Chanter l’icône » est ainsi désormais accessible sur le site de la BEST dans son enregistrement sur le CD « Trois amours », fruit d’une longue collaboration avec l’Ensemble Musicatreize et son chef Roland Hayrabedian. Les pièces retenues témoignent elles-mêmes de cette fécondité, en convoquant, autour des références bibliques, des textes de Victor Hugo, Lydie Dattas, John Donne ou encore une ancienne hymne éthiopienne.
Des notices fines et précises ont été rédigées notamment par Thomas Duchesne, qui allie une solide formation en sciences bibliques à l’Université de Louvain et une haute compétence musicale, comme en témoigne son Premier Prix du Conservatoire de Luxembourg en piano, orgue et musique de chambre. J’y fais mon entrée en même temps que l’œuvre du grand compositeur ukrainien Valentin Sylvestrov.
C’est aussi un signe que, depuis Jérusalem et malgré les tensions de notre temps, le patient travail des humanités et de la création continue d’ouvrir des espaces de dialogue et d’intelligence. »